DICTIONNAIRE ESOTERIQUE


BOUC :

Animal diabolique par excellence, on le considère comme le plus grossier et le plus répugnant des animaux diaboliques. En sorcellerie, c’est le diable qui prend l’apparence de cet animal maudit. Il est représenté sous les traits d’un grand bouc noir aux yeux étincelants qui se rend au sabbat sur son manche à balai où il préside. Saint et divin, satanique et maléfique, le bouc évoque l’ambivalence. Symbole de la découverte de l’intuition inférieure, il fut consacré à Dyonisos et à Aphrodite, dont il servait de monture. Il trouve sa place dans les villages dans un rôle protecteur. Au moyen âge, il donna l’image du diable, car on le jugeait lubrique, et d’une puanteur qui gênait. C’est l’anti-saint associé depuis l’antiquité au dieu Pan, lui-même représenté avec une tête de chèvre et des pieds de bouc ; il est l’objet d’un véritable culte par les habitants du village de Mendès (Égypte). Hérodote (l’enquête, II, 46) atteste cette vénération, décrits les rituels qui l’entourent (deuil du village à la mort de l’animal) et mentionne le prodige d’un bouc s’accouplant publiquement avec une femme. On comprendra qu’il symbolise la force vitale, la libido et la fécondité. Dans la pensée chrétienne, le bouc est devenu l’image du diable, dieu noir du sabbat, alors mentionné « bouc de Mendès » ou « bouc du sabbat ». L’imagerie chrétienne se plaira à imaginer des sorcières portées dans les airs par les boucs ou embrassant l’arrière-train de l’incarnation du diable. Cette diabolisation de l’animal remonte au rituel hébreu d’expiation des péchés (Lévitique XVI) selon lequel, chaque année un bouc (le bouc émissaire) chargé de tous les péchés d’Israël est envoyé dans le désert, à Azazel, afin d’y être tué.





Les caractéristiques des signes du zodiaque